Oh oui, épile moi encore !

24 Sep

Et oui, l’été est fini. Le temps se rafraichi. Fini les jupettes, voilà le retour du pantalon ! Et avec tout ça revient la négligence de l’épilation. Oui oui ! En préparation d’un hiver rude on arrête l’arrachage des poils de jambes ! Hahaha ! Ben ça ne plait pas à Chérichou !

« Euh Lilly ?…

– Oui ?

– C’est tendance les pattes d’ours ?

– Non sérieux ? Cool ! Je file me racheter des pantalons pour octobre ! »

Il m’explique donc que je n’ai rien compris. Monsieur Chérichou (aussi peu limpide que d’ordinaire) me parlait de mon pelage dense qui commençait à recouvrir mes gambettes. Il ne trouve pas ça sexy, mais alors pas du tout ! Au point qu’il le twitte même (salaud !) :

Chérichou : marre que @Lilly_Bulles ne s’épile pas en septembre #passexy #passexydutout

Arf… Ok, j’ai compris. Pas le droit de se laisser aller ne serait-ce qu’un peu !

Bon, je cède je prends rendez-vous avec une amie équipée du matériel indispensable à ma renaissance corporelle. Il faut savoir que pour moi, une séance d’épilation à la cire relève d’une séance de torture. Je ne contrôle pas mes réflexes de défense, mes cris, mes larmes, mes mots… L’amie en question se marre de mes réactions, contrairement à l’esthéticienne qui me dévisage et ne semble pas comprendre qu’à mon âge je réagisse ainsi.

Je me prépare donc. Une douche et je commence mon sac ! Je prends : deux paquets de clopes, une bouteille de vodka, une ceinture en cuir et tout mon courage.

Allez motivée, je n’ai plus peur. J’arrive, devant sa porte. Je tourne en rond sur le pallier. J’approche mon doigt de la sonnette. Non ! Pas tout de suite. Je ne peux pas… Je marmonne. Retente de sonner… N’y arrive pas. Rhaaa ! Allez du nerf, sonne ! Tu es plus forte que ça ! Non ! Je ne peux pas. Mais c’est pas possible…

La porte s’ouvre.

« T’as pas fini de brailler sur le palier ? On entend que toi ! »

WHAT ? Ouais ouais… Je rentre…

Elle me sort un verre et j’attaque la bouteille de vodka. Et piapiapi et piapiapia… 10 minutes plus tard, je me fais à nouveau sermonner :

« Euh Lilly… Quitte moi ce pantalon de suite. Je ne peux pas t’épiler par dessus.

– Sûre ?

– Oui ! »

Grrr ! Je m’exécute. Me voici les gambettes poilues à l’air prête à souffrir. J’enquille un nouveau verre et allume une cigarette. Je m’allonge… Vide mon verre, finis ma cigarette en deux lattes, attrape la bouteille, met la ceinture de cuir entre mes dents et annonce que je suis officiellement prête !

Elle me sourit, et approche la cire chaude de mon mollet droit. J’hurle ! Elle me met une gifle et me menace de me laisser repartir avec mon pelage si je ne me calme pas un peu. J’enfile un verre de plus et me rallume une cigarette, tout en la laissant appliquer cette cire.

« Aïe, ouille !

– Chochotte !

– Mais… »

Et là… Alors que je mords ma ceinture, elle arrache la première bande. Impossible de réprimer un premier cri, ni mon premier réflexe coup de pieds. Ma jambe se redresse. Elle esquive in extremis l’œil au beurre noir. Je crois bien que dans le fond, ça lui plait que je crie. Je tiens bon. Elle continue, bande par bande. Mon empreinte dentaire existe en plusieurs exemplaires sur le cuir. Mes cris sont toujours aiguës et ridicules. Quant à mes jambes, elles continuent de se défendre contre l’attaquant.

Elle vient de finir le recto et me propose de me retourner qu’on attaque le verso. J’ai fumé la moitié de mon paquet de cigarettes et bu la moitié de la vodka ! Je m’exécute, toujours docile. Et là… C’est le drame. Je ne la vois plus faire. Je sursaute dès qu’elle commence à appliquer la cire, quand elle me colle la bande dessus… Je suis hypernerveuse, et ne me contrôle plus. Elle arrache la bande et mon corps entier se contracte et se redresse… Je fais du gainage pendant l’épilation.

Impossible de me détendre. Je reste donc crispée en appuis sur mes avant-bras jusqu’à la fin. Je ne cesse d’hurler. Je tente de réduire mes sursauts en vain. Chaque bande est une décharge d’adrénaline supplémentaire…

« C’est fini ! »

Je souffle. Je respire. Je me relâche. Je m’écroule. Je suis dégoulinante de sueur. Je suis shootée ! WTF ! Rien à voir avec l’alcool ingéré que j’ai immédiatement évacué par l’intégralité des pores de ma peau, mais bel et bien l’adrénaline. Je rigole toute seule. Elle est en train de me mettre de l’huile sur les jambes histoire d’être gentille avec elles suite à l’arrachage de poils et moi je contemple béate son plafond. Plafond qui n’a rien d’extraordinaire ceci dit en passant, mais là tout de suite, je suis subjuguée !

« Ha… ça me gratte…

– C’est normal.

– Hihi… ça gratte quand même beaucoup. Haha ! Hihi !

– Ne touche pas, c’est normal je te dis.

– J’adore ton plafond. Hihi ! C’est bon l’adrénaline quand même !

– Oui je vois ça…

– Oh… regarde… ça me fait plein de cloques sur les jambes ! »

Et oui… Je suis allergique aux chats. Elle en a deux… Les pores à vifs, en appliquant l’huile, on a tranquillement frotté un ou deux poils de chat sur mes jambes. Ça pique, ça brule, ça gratte, je tiens plus, mais je me marre ! Direction la douche, eau froide, soulageons tout ça. Je fume une clope, morte de rire dans le fond de la baignoire, le jet sur les cuisses.

Haha !

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2 Réponses to “Oh oui, épile moi encore !”

  1. Toolie 24/09/2010 à 20:40 #

    je confirme ! J’aime quand tu cries !!!
    Et mon plafond est extra-ordaire !
    D’ailleurs une séance de torture au vert, ça te tente ?

    • Lilly Bulles 24/09/2010 à 21:03 #

      Hum… C’est que… Je n’ai plus de vodka… Je dois faire les courses avant !

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