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Il y a des jours comme ça…

25 Oct

Ouais, il y a des jours comme ça : tu n’as envie de rien. Juste t’es de mauvais poil. Tu as froid. Dehors il pleut. Tu trouves que ton appartement pue. C’est le bordel. Tu as le courage proche de zéro. Dès qu’on te parle, tu te sens agressée. Tu t’agaces. Oui, tout de suite, sans raison, de manière systématique. De toute façon, rien ne te va.

Alors tu te roules en boule sur ton canapé, allumes la télé, te glisses sous un plaid et comates gentiment. Tu prends un bain d’une heure, ça te bouche les oreilles. Tu te fais un brushing, même s’il pleut. Parce que tu te dis que prendre soin de toi, ça fait longtemps que tu ne l’as pas fait. Que ça va te faire du bien au moral. Que tu vas retrouver le sourire. Peut-être même te sentir jolie (ce serait fort ça !).

Tu sors. Pas envie de te mélanger au reste du monde. Pas envie de sourire. Pas envie de faire le moindre effort pour te faire apprécier des du gens qui sont présents.

Tu t’enfermes dans ta grotte. Te roule en boule sous ta couette. Tu mets un peu de musique… Mais à part Talk show host ou Mad world, y a pas grand chose qui t’inspire. Alors tu les écoutes un peu et te rends compte que c’est mauvais pour ton état dépressif.

Tu tentes un excursion vers l’extérieur… Il fait froid. Il y a du vent. Mais tu tiens le coup. Tu fuis ta grotte pendant plusieurs heures.

Finalement, tu prends ta voiture pour rentrer. Tu penses au bordel, au néant de ton frigo, de tes placards. Tu te demandes ce que tu vas bien pouvoir manger. Tu te rappelles que si tu veux faire cuire quoique ce soit, va falloir faire la vaisselle avant.

Tu tournes 20 minutes pour trouver une place. Tu craches sur la première pétasse qui en prend une sous ton nez. Tu montes le son de la radio. Tu finis par y arriver. Tu sors de la voiture. FROID !!! Groumpf.

Allez tu cours à la porte de ton immeuble. Tu montes les trois étages embaumés par un odeur de poulet grillé. Ça te donne envie et te renvoie au vide intersidéral de tes placards. Tu cherches ta clé, ouvre ta porte…

Tiens… Y a un truc de différent… Hum… Oh… un mot :

« […] Au moins comme ça, tu n’auras pas besoin de te prendre la tête à faire ton ménage ; vu que tu n’auras pas forcément beaucoup de temps à toi, tu pourras en profiter pleinement. […] »

Waouh ! Ça brille ! C’est beau ! C’est propre ! Rho… Je me sens bien. D’un coup d’un seul.

A toi qui passes parfois par ici : merci merci merci !!! Tu m’as redonné le sourire.

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Microcosme mon ami !

28 Sep

Bon faut dire ce qui est, depuis mi-juillet, je néglige complètement cette chose répulsive que l’on appelle ménage ! Ma vaisselle s’entasse. J’ai adopté une nouvelle technique : empiler les tasses et les verres, jusqu’à ce qu’ils atteignent le robinet (oui je ne me nourris que de liquide : café, thé, café, infusion, café). Même si je suis une grande consommatrice de liquide, cela me prend tout de même plusieurs semaines pour en arriver là.

C’est dans ces moments que je me redécouvre une vocation pour la biologie : je crée un microcosme dans mon évier ! Oui oui oui, les bactéries se multiplient, prennent vie. Une couche de moisissure se crée en surface des étendues d’eau dans les tasses. Les petits moucherons qui volaient au dessus de ma poubelle rejoignent les point humides et entament une danse au dessus du dit évier.

J’ai donc installé un point d’observation. Il faut environ deux à trois semaines avant l’apparition des points verdâtres qui croissent assez rapidement. C’est magnifique, enrichissant scientifiquement, mais pas assez pour justifier auprès de mon entourage que je ne détruise ce microsystème !

Une fois l’idée de détruire la vie que j’avais créée acceptée, je badigeonne le tout de liquide vaisselle, fait couler le château Lapompe et attends minimum une heure que les bulles attaquent le microcosme ! J’enfile mes gants mappa de bourreau, sort mon arme éponge, et entame deux longues heures de génocide !

Juste au cas où vous vous posiez la question : le fait qu’il ne me reste plus aucune tasse propre dans mon placard n’est en aucun cas rentré en compte dans ma décision de capituler en lançant le génocide ! Je suis avant tout une scientifique !

Bref, le problème d’un acte d’une telle barbarie, de violence et d’inhumanité, c’est qu’il lance en nous une machine à tuer ! Je n’ai pas su résister ! J’ai dans la foulée, empoigné les armes ! J’ai aspiré, passé la serpillère, récuré la cuisine, la salle de bain, les WC, vidé les poubelles, lavé le four (qui n’a encore jamais servi !!!), le frigo, les cendriers… J’ai MEME fait les carreaux… J’ai réduis à néant toute autre vie que la mienne au sein de mon appartement.

Je viens d’assouvir une pulsion meurtrière. Je suis lessivée, affalée sur mon canapé. J’ai sur les mains l’odeur du détartrant… Je suis coupable de crime contre les bactéries. Et pourtant, je me sens apaisée. J’ai pleinement conscience de la monstruosité de mes actes. Mais après 3h de carnage, il n’y a plus une bactérie pour témoigner à mon procès !